Flash va mourir
Durant certains cours ennuyeux il m’est arrivé de lancer une ou deux parties de volley avec un ami tout aussi peu motivé par certains cours. On aimait beaucoup ce jeu pour son fun, sa rapidité, la possibilité de s’affronter en réseau… Bref quoi de mieux pour faire passer le temps et oublier le prof nous parler des détails obscures du protocol tcp? Dans ce domaine, la technologie flash a permis à Adobe d’asseoir un certain monopole dans ce genre d’applications tout comme pour ce qui est d’embarquer du contenu vidéo ou encore créer des effets très dynamiques. Plus d’une âme douée de sens artistique s’en est donnée à coeur joie grâce notamment aux outils fortement orientés designer fournis conjointement.
Oui mais voilà, flash a vécu. Flash va dorénavant devoir laisser sa place… Pour plusieurs raisons.
Ce qui va perdre flash
L’iPhone favorise fortement sa perte en ne le supportant tout simplement pas. Ce marché lucratif attire toujours plus de dévelopeurs, et cela fait toujours plus de dévelopeurs qui ne font pas leur boulot en Flash. C’est bien triste lorsqu’on sait combien les applications pour le mobile pommé entrerait bien dans le champs d’applications des dévelopements flash.
Deuxièmement, la poussée de Chrome a également son rôle a jouer dans l’éviction de flash en tant que technologie riche. Les équipes du géant de Mountain View ont tellement favorisé l’amélioration des performances1 des moteurs Javascript qu’il est à prévoir dès maintenant les applications les plus folles directement dans le navigateur sans passer par un plugin tiers! Jetez donc un œil par exemple à cet émulateur NES ou encore cet encodeur JPEG! Tout ça en Javascript!
Associée à la montée en puissance de Javascript, l’arrivée de HTML 5 ne fait pas non plus les affaires d’Adobe puisque l’inclusion de vidéos et de clips audio devraient – si la standardisation va jusqu’au bout – une fois de plus évincer l’un des gros avantage de flash.
Flash et iPhone ne font pas bon ménage
Enfin WebGL pourrait être la goutte faisant déborder le vase; ce nouvel effort de standardisation nous permettant d’accéder aux composants de la carte graphique laisse entrevoir les applications 3D les plus folles.
A quelques nuances près
Qu’est-ce qui peut bien rester à flash alors? Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué car si flash est menacé les ingénieurs d’Adobe ne sont pas bras croisés à rien faire! A commencer par Flex. Framework ayant pour base flash et qui permet par exemple de créer des applications pouvant sortir du navigateur web (ex: parleys.com). Flex donne aussi la possibilité de créer des applications d’entreprises très attractives avec entre autres de beaux graphiques. Alléchant pour les managers et autres décideurs! Il y a aussi le projet open screen project – vous aussi c’est la première fois que vous en entendez parler? – ayant pour but avoué d’homogénéiser l’expérience multimédia; du mobile à la tv.
Mais bon finalement le mieux ne serait-il pas tout simplement de fusionner les deux mondes et d’offrir un runtime flash en javascript? C’est le but avoué d’un projet sur github, vous pouvez déjà jeter un oeil aux premières démos. Ainsi, les designers pourraient continuer d’exercer leurs talents aux travers des excellents outils associés à flash tout en les exécutant sur tout navigateur supportant Javascript. Il est évidemment trop tôt pour savoir ce que cela va donner, mais avouons que l’idée est fort intéressante! On pourrait lancer des parties en réseau, durant les cours, sur l’iPhone!
-
Comparatif en anglais entre les performances Javascript et Actionscript 3 (langage utilisé en flash) – http://jacksondunstan.com/articles/232 ↩︎
Hyde: bloguer comme un hacker c'est fun!
Wordpress c’est sympa mais dès lors que l’on veut par exemple insérer du code Javascript pour un article ou customiser l’affichage ça devient tout de suite un peu plus galère. Wordpress agit comme boîte noire en arrière plan. J’en avais marre et je suis allé voir ailleurs pour finalement tomber sur hyde.
A mon avis hyde permettra a plus d’un de retrouver le fun de tenir un blog1. Voici en quelques lignes pourquoi.
Plus de base de données
Tout est statique, entièrement basé sur le système de fichier. A chaque nouvelle publication hyde régénère tout votre site en s’appuyant entre autre sur le moteur de templates django. Grâce a django il est très simple de définir des zones réutilisables et de créer une hiérarchie de templates.
Quel avantage? Outre le sentiment de vous sentir original vous serez heureux d’avoir un effort de maintenance bien moindre pour tout votre blog! On y reviendra lors d’un prochain billet.
Une plus grande liberté
Insérer un code Javascript ou personaliser l’affichage pour un article spécifique2 devient aussi simple que d’éditer un fichier purement HTML. Autant le dire tout de suite, c’est LA fonctionalite qui m’a le plus attiré. C’est vrai, même si je ne suis pas un webdesigner j’ai souvent envie de changer l’agencement de mon blog ou simplement de tester des choses. Wordpress me décourageait de le faire. Hyde c’est une bouffée d’air frais en ce qui me concerne!
L’avenir
Hyde n’en est qu’a ses prémices. Plusieurs fonctionalités sont en dévelopement et le nombre de fork sur github va croissant ce qui est encourageant! Je l’ai moi même forké le jour ou je suis tombé sur un commentaire de Lakshmi Vyas – initiateur de hyde – sur un article à propos de Jekyll la source d’inspiration de hyde developée en ruby.
Parmis ces fonctionalités en dévelopement on notera la création d’une interface web permettant de publier un nouveau billet, la gestion des catégories et tout ce qui va avec, la personalisation des flux rss et certainement bien d’autres a venir.
Ce projet me passsionne en ce moment et j’aime y contribuer. J’expliquerai prochainement comment démarrer son site avec hyde… En espérant en séduire plus d’un!
-
à la condition de savoir manier un minimum les outils en ligne de commande ↩︎
-
ce qui devrait ravir ceux qui voudrait imiter les blogs de Jason Santa Maria ou encore Dustin Curtis par exemple. ↩︎
Critique de livre: Les jeux funéraires -- Alexandre le Grand tome 3
Il avait un mystère. Il était capable de nous faire croire tout possible tout ce qu’il pensait possible lui-même. Et nous le faisions nous aussi. (…) Nous aurions donné notre vie pour ne pas trahir sa confiance.
A sa mort, Alexandre laisse derrière lui un peuple gigantesque sans aucun dirigeant imposé. Tout un royaume est ainsi menacé d’implosion.
Mary Renaud narre cet après-Alexandre dans un style différent. Il n’est plus question ici d’être dans la peau d’un personnage durant tout le livre. On navigue de conspirateur en conspirateur, de prétendant en prétendant. Bagoas – narateur du tome 2 – est à peine évoqué. Ce dernier tome m’a déçu. Il aurait été parfaitement possible de s’arrêter à la fin du deuxième, à la mort d’Alexandre. C’est sûr l’aspect historique est intéressant mais malheureusement on perd le côté romanesque si séduisant des deux premiers tomes.
Bref ma note finale de cette série a beau être un tantinet négative, l’ensemble est un régal à lire! Cette conquête en avant de Macédoine jusqu’en Asie sur fond de mélange culturel, de conspirations et autres alliances séditieuses est purement passionant à suivre. Mary Renaud est sans conteste un auteur à avoir lu au moins une fois.
Critique de livre: Histoire de la guerre du Péloponnèse -- Tome 2
En avoir terminé avec Thucydide c’est quelque chose tant ces deux tomes sont condensés d’informations historiques. Il faudra une certaine persévérence au lecteur amateur pour en venir à bout.
Suite et fin donc du récit de l’un des premiers historiens connus à ce jour. Athéniens contre Péléponnésiens, même décors, même combats qu’au cours du premier tome. Des Athéniens gourmands qui veulent conquérir – suite à leurs succès probants – la Sicile sur laquelle ils se cassent les dents après l’avoir parcourue en long en large. Les Syracusains en sont restés les maîtres. Suite à cette première défaite de marque les Athéniens vont échouer de plus en plus leur domination.
Je ne conseillerai pas ce livre à moins d’avoir en face de moi un passioné d’Histoire l’unique public possible à ce genre de récit concit, épuré de toute formule décoratrice résultant une densité sans mesure.
Vaincre le burnout et bien plus
En auteur invité, Jeffrey donne quelques astuces pour vaincre le burnout. Ces points vont cependant bien plus loin que le combat contre le burnout et il vaut le coup de les lire si l’on s’intéresse à travailler plus efficacement. J’ai retenu:
-
Progresser pas à pas
-
Travailler moins ou se débarasser de l’inutile
-
Etablir des limites claires et précises
… Et bien d’autres. Ces points rejoignent plus d’une fois la méthodologie Getting Things Done mais il est bien parfois de se remettre les idées en place. Retrouvez How to Defeat Burnout and Stay Motivated sur le blog Zen Habits.
Critique de livre: L'enfant perse
C’est dans la peau du jeune perse Bagoas que l’on suit les péripéties d’Alexandre tout au cours de ce deuxième tome. On poursuit l’histoire d’un grand homme dans un premier temps depuis le camp adverse puisque Bagoas se trouve aux services de Darius en tant qu’eunuque.
Bien que Bagoas soit lui-même un esclave d’un genre plutôt privilégié - il est l’amant du roi - on retrouve toute l’importance que les esclaves vouent à leur maître. Il réserve ainsi une admiration à son roi bien que celui-ci se retrouve plus d’une fois dans une situation peu valorisante. Il perd en effet plusieurs fois l’occasion de démontrer son courage lors de plusieurs batailles. Le clou de son règne étant la bataille de Gaugamèle lorsqu’il bat retraite alors qu’Alexandre domine l’armée perse. C’en est trop pour les compatriotes de Bagoas, Darius va tomber.
Darius tombe et à partir de là, nous retrouvons Alexandre qui à son tour prend Bagoas à son service. Et alors que Bagoas vouait un grand respect à son roi perse, Alexandre va pouvoir compter sur l’amour authentique de Bagoas. Bagoas l’admire. Au travers de ses yeux on découvre ce qu’est devenu Alexandre. Alors qu’au cours du premier tome nous avions pu voir un Alexandre téméraire et très précoce on découvre ici un roi courageux:
Et il n’a peur de rien! rien du tout!
Un roi qui attache une importance toute particulière à la fidélité, à l’amour
Il ne cesse jamais d’aimer
Il a une haute estime pour tous ses compatriotes, il aime réellement son peuple et ce même lorsqu’il s’étent à plusieurs cultures. Cela comporte des difficultés évidemment. Par exemple pour les macédoniens il est devenu normal de pouvoir converser et évoquer ses problèmes avec le roi de manière quasi familière:
Ils ne veulent pas suivre une image royale qu’ils ne peuvent approcher qu’à plat ventre.
Par contre pour les perses, c’est tout autre! Le respect du roi est bien plus présent, c’est impensable de se voir présenté à lui sans faire de génuflexion. D’où un casse-tête pour Alexandre, mais comme toujours il s’en sort à bon compte en arrivant à unir ces deux cultures forcément très différentes.
Alexandre aimait son peuple jusqu’à penser parfois qu’il lui était impossible de faire quelque chose de mal. Bagoas apprécie beaucoup cet aspect de sa personnalité lorsqu’il dit:
Je l’aimais d’avoir tant de mal à envisager le pire, même de la part d’un homme qui lui avait tant nui.
Bref, les qualités d’Alexandre sont fort bien vantées par l’auteur. On y découvre également l’envie insatiable d’Alexandre de découvrir le monde et d’y faire régner des principes élevés. Dans un style toujours autant agréable, on passe un moment très agréable en découvrant de multiples cultures, des contrées du monde lointaines… Bref, je le recommande tout autant que le premier!
Vous faisiez quoi à 12 ans vous?
Moi à 12 ans je passais mon temps entre jouer, jouer et jouer. J’exagère mais à peine, encore aujourd’hui si ce que je dois faire peut prendre une forme ludique je n’hésiterai pas.
Tout ça pour dire que certains à 12 ans, donnent des présentations chez Google. Rien que ça! Ce petit bonhomme donne d’ailleurs une introduction de très bonne facture à jQuery dans le cadre du Summer of Code the Google dans lequel d’ailleurs il a officié - en tout cas cette année - en tant que mentor!
Plutôt bluffant non? On peut retrouver le présentateur sur son site ou encore sur twitter.
Ecrire sans ennuyer
Je blog peu actuellement mais ça va revenir on ne s’inquiète pas… Plusieurs projets sur le feu. En attendant voici un billet très intéressant si écrire un article ou un livre technique vous attire: A few quick thoughts on keeping readers motivated. Etant personnellement admiratif du travail effectué par Mark Pilgrim et de l’équipe de Head First en général, ce genre d’article est intéressant! Il contient plus d’une ressource à fouiner, notamment un livre que je m’en vais de suite ajouter à ma liste amazon… On retrouve par exemple Kathy Sierra en pleine interview super intéressante!
Critique de livre: Histoire de la guerre du Péloponnèse, tome 1
Traducteur de l’oeuvre qui est passée entre mes mains, Jean Voilquin fait de l’oeuvre de Thucydide une introduction des plus vantarde:
La valeur de l’oeuvre de Thucidyde ne saurait être exagérée (…). Faut-il, en outre, signaler l’intérêt actuel qui s’attache à la guerre du Péloponnèse? Tous les problèmes politiques, moraux ou philosophiques qui tourmentent à l’heure actuelle une humanité désorientée s’y trouvent posés: rapports de l’individu et de l’Etat, rapports des peuples entre eux, immoralité de la force brutale, rôle des individus dans la conduite des sociétés. (…) Quand des esprits paradoxaux croient pouvoir nier l’utilité de l’histoire, nous découvrons à chaque instant dans la vie moderne des analogies avec le monde dont Thucidyde a écrit l’histoire.
Certainement! On le sait bien, connaître l’histoire devrait nous permettre de ne plus commettre les mêmes erreurs, d’analyser avec intelligence les situations pouvant être similaires à l’heure actuelle… Mais pouvons-nous seulement dire qu’aujourd’hui nous avons réellement progressé depuis l’ère de domination grecque? Débat dans lequel je ne m’engagerai pas, parlons plutôt de l’oeuvre en elle-même.
L’une des premières choses à ressortir à mon avis, c’est l’effort donné par Thucydide pour se montrer neutre. Surtout lorsque l’on sait qu’il était partie prenante à cette guerre! Il y défend d’ailleurs à un moment donné ses actes avec une certaine ferveur. Je ne suis pas spécialiste des oeuvres historiennes et n’aurait certainement pas pu l’être. Rien qu’à voir le temps que j’ai mis pour livre l’entier de ce livre, j’aurais trop rapidement baissé les bras! Je ne peux donc pas comparer le travail de Thucydide avec celui d’autres auteurs. Je n’ai cependant jamais eu le sentiment en tant que lecteur que les grecques aient été mis sur un pied d’estal. Le narrateur tente d’ailleurs de mettre rapidement les choses au clair lorsqu’il déclare:
On n’accordera pas la confiance aux poètes, qui amplifient les événements, ni aux logographques qui, plus pour charmer les oreilles que pour servir la vérité, rassemblent des faits impossibles à vérifier rigoureusement et aboutissent finalement pour la plupart à un récit incroyable et merveilleux. On doit penser que mes informations proviennent des sources les plus sûres et présentent, étant donné leur antiquité, une certitute suffisante. (…) Quant aux événements de la guerre, je n’ai pas jugé bon de les rapporter sur la foi du premier venu, ni d’après mon opinion.
Ce louable effort rend malheureusement le récit terne pour la majeur partie. Je ne sais si récit est le bon mot. C’est assurément un témoignage de l’époque, on y découvre les problèmes politiques, les idéologies partagées par les athéniens d’un côté et les lacédémoniens de l’autre. Mais c’est bien un témoignage! Pas de sentiment, pas de parti pris, ce n’est pas un roman, c’est un livre d’histoire! Et visiblement, c’est l’une des premières oeuvres à être qualifiée en tant que tel.
Thucydide parle donc de la guerre du Péloponnèse se déroulant de -431 à -404 et mettant aux prises les Athéniens, grands navigateurs prônant la démocratie aux Lacédémoniens (dont fait partie Sparte) prônant l’aristocratie. Malgré l’ennui que peut provoquer certains passages du livre, on apprend beaucoup et ça j’adore. Ce qui m’a le plus captivé ce sont les passages où l’on devient auditeur de grands stratèges, de grands orateurs tel que Démosthène, Brasidas ou encore Périclès. J’ai aimé imaginer l’impact de ces discours bien souvent dynamisants, truffés de tournures faisant l’éloge de dirigeants bons tout en ne laissant finalement pas de réels choix quant aux “propositions” données. On découvre aussi les stratégies mises en place de part et d’autre pour écraser l’adversaire, les résultats du génie militaire (les débuts des lance-flammes!), les effets terrible d’une peste… bref j’ai appris des choses ce qui est l’essentiel pour moi lorsque je lis un livre.
Pour lire ce livre vous devez soit être un passionné d’histoire, soit être assez curieux pour pouvoir vous engager dans le genre de défis que je me suis lancé à savoir lire ces 110 meilleurs livres à lire! Enjoy!
Si ça vous intéresse…
Pourquoi j’envie les développeurs Erlang
Alors qu’actuellement je subis les redémarrage très coûteux du serveur JBoss…
What are the advantages of hot swapping?
You’re joking. In my world we want to build systems that are started once and thereafter never stop. They evolve with time. Stopping a system to upgrade the code is an admission of failure.
Rien à ajouter. Retrouvez toute l’interview de Joe Armstrong – créateur d’Erlang – ici: [http://www.computerworld.com.au/article/307418/-z_programming_languages_erlang?pp=3][1] [1]: http://www.computerworld.com.au/article/307418/-z_programming_languages_erlang?pp=3