Unix a 40 ans
Computerworld a publié un article intéressant sur les 40 ans de Unix. Un peu d’histoire ne fait pas de mal!
Découvrez comment Ken Thompson - l’un des tout grand hacker de l’histoire - a mis à profit un mois de temps libre pour produire la première version de l’une des oeuvres majeures de l’informatique pour également donner naissance à d’autres unix look-alike tel que Linux.
Nearly from the start, the system was able to, and did, maintain itself. Since all source programs were always available and easily modified online, we were willing to revise and rewrite the system and its software when new ideas were invented, discovered, or suggested by others.
Qui a dit précurseur du mouvement open source…
Critique de livre: Cityboy
Naviguant entre fiction et autobiographie Geraint Anderson dévoile avec ce premier livre les dessous plutôt scabreux de la City. Autrement dit le milieu de la finance londonienne.
Et autant le dire tout de suite, c’est pas beau. On y croise des gens malheureuxvivant pour le travail, avides, bourrés d’un esprit de compétitions à faire pâlir un noir. Durant plusieurs pages on passe par des partouses à faire vomir, des tromperies, des mensonges et j’en passe. Bref, la moralité est incroyablement basse mais l’auteur veut dénoncer ici un milieu qui n’a vraiment rien d’enviable. Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui tant de personnes y travaillent pourrait-on se demander. L’auteur a son idée:
Oscar Wilde décrivait les cyniques comme des gens qui connaissaient “le prix de chaque chose et la valeur d’aucune”, mais il aurait aussi bien pu parler des Cityboys (…) Avec notre besoin pathétique de toujours surpasser nos pairs, il neigera en enfer bien avant que ne se matérialise une baisse de la consommation.
C’est simple, mettez à profit la cupidité de l’homme et son envie d’être au-dessus des autres et il sera d’accord de passer sa vie au travail, de trahir, de tromper et de passer par des choses les plus viles simplement pour se dire qu’il est meilleur. Le personnage principal ce cette histoire reste d’ailleurs dans ce milieu uniquement pour humilier un certain Hugo qui l’a un peu trop rabaissé à son goût lors de ses premiers pas dans la City.
L’esprit de compétition est ainsi l’un des éléments moteur de ce système pernicieux. Bien mis en évidence tout au fil de la lecture, l’auteur l’explique en toutes lettres en page 117:
Si ma théorie est exacte, si cet esprit de compétition est bien endémique dans la City et s’il résulte de sentiments d’infériorité, alors je pense pouvoir conclure sans risque que le manque d’assurance est la principale force de la City (ainsi qu’une insatiable cupidité bien entendu). (…) Seule cette volonté désespérée de gagner, soigneusement entretenue et catalysée par un profond sentiment d’insécurité, peut expliquer pourquoi les travailleurs de la City se lèvent chaque jour à cinq heures et demie du matin et bossent plus de soixante-dix heures par semaine alors que la vie est si courte.
Et autant le dire, de cet acharnement au travail résulte des salaires et surtout des bonus tout simplement indécents. L’auteur le reconnaît le premier et le dénonce mais c’est bizarre je trouve assez facile de le reconnaître maintenant après en avoir profité durant plus de 10 ans… Enfin bref je me perds là. Reprenons.
L’un des gros problème avec ce système financier faisant la part belle aux bonus mirobolant se répercute directement sur le citoyen lambda de Londres.
La somme que j’ai dépensée ce jour de mai 2001 avec Richard me révéla combien les prix avaient augmenté dans cette bonne vieille ville et je me demandai où le pékin moyen pouvait trouver les moyens de sortir le soir, à moins de se faire dealer ou de braquer les grands-mères.
Un autre problème de ce système touchant cette fois-ci les cityboys eux-mêmes est que ces rétributions éxubérantes ne les rend de loin pas heureux. Pire elles pourrisssent leur vie! Soit ils se baladent en costumes à plusieurs milliers de livres dans une voiture de luxe, font la fête aux quatre coins du monde, mais et alors? A côté de Áa ils n’ont pas d’amis, se droguent et vivent une vie fondée sur la peur! Merci mais même pour un salaire défiant tout bon sens je préfère garder le miens, raisonnable qui me permet de vivre normalement.
A noter également que ce livre comporte un humour bien trempé avec des sorties parfois même woodyallenesque mais également certaines citations fort intéressantes:
- La victoire a cent pères mais la défaite est orpheline - JFK
- Je vous défie de soulever un peuple au ventre plein - William Cobbett
Ce que je peux dire en conclusion c’est qu’à mon humble avis ce livre critique de la bonne manière notre système capitaliste occidental actuel qui pousse chacun de ses partisans (volontaires ou tacites) à donner toujours plus de lui-même, qui est rétribué assez aléatoirement en fonction de ce qu’il produit mais qui surtout ne sera - et ne doit pas être - satisfait pour autant. Le moteur du capitalisme comme bien démontré par l’auteur est l’esprit de compétition et la consommation à outrance… Jusqu’à ce que notre planète dise stop!
Malgré un langage cru, parfois trop à mon goût, et des scènes à vous rendre nauséeux je recommande ce livre qui me laisse un sentiment de colère mais qui m’a d’un autre côté fait rire plus d’une fois. J’y vois un grand opportunisme de l’auteur qui a profité de ce système pendant plusieurs années et qui maintenant le dénonce. Certains penseront qu’il crache dans la soupe. Soit.
Finalement, il faut aussi noter que l’auteur fait une description intéressante de plusieurs événements marquants dans l’économie récente comme l’affaire Enron, Worldom ou encore Tyco.
Et en bonus on y apprend la confirmation que les suisses-allemand sont ennuyeux:
A Zürich, je crois pouvoir dire que j’ai rencontré les individus les plus ennuyeux qu’il m’ait été donné de croiser. Le manque de joie de vivre des suisses-allemands n’avaient d’égal que leur maniaquerie.
Cityboy a généré un certain buz, si vous êtes intéressé vous pouvez retrouver la page d’accueil du bouquin avec tout ses dérivés sur www.cityboy.biz
Critique de livre: The Non-Designer's Design Book
En presque 200 pages, Robin Williams nous emmène dans le monde du design. Et quel voyage! Nombreux sont ceux qui arrivent à évaluer l’attractivité d’une publicité, du design d’un site web ou que sais-je. Mais qui est-ce qui est capable de dire pourquoi? Exercice bien plus difficile. On a en effet pour beaucoup un certain sens du goût et de ce qui est beau, mais l’auteure le dit bien: if you can put the dynamics of the relationship into words, you have power over it. Mettre un nom sur les concepts et on s’en trouve maître! A ce propos, Robin Williams, démarre sa rédaction par un fait très intéressant: elle a reçu un jour un livre de description d’arbres. Elle feuillette son livre et y découvre un arbre très facile à reconnaître mais qu’elle ne pense pas trouver dans sa région. Bref, elle sort se promener dans le quartier afin de tenter de reconnaître quelques arbres et qu’est-ce qu’elle voit? 4 maisons sur 6 de son voisinage possédaient cet arbre dans leur jardin1! Du moment qu’elle a pu mettre un nom sur cet arbre, elle s’est rendue compte qu’il y en avaientt dans son quartier. L’idée de ce livre part du même principe. Savoir pourquoi un design est bon, mettre un nom, des règles sur ce qui rend beau permettra au novice de bien démarrer. Le texte passe 4 principes en revue en première partie:
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Contraste : attire l’oeil, donne de l’attrait. Devise: don’t be a wimp!2 Si le contraste est trop faible il s’apparente à une erreur.
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Répétition : consistence
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Alignement : crée une cohésion, même si deux éléments sont éloignés l’un de l’autre
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Proximité: savoir grouper les éléments
La deuxième partie donne une introduction sur les fontes de caractères. J’y ai beaucoup appris et beaucoup apprécié comment l’auteure pousse à observer dans les magazines par exemple les différentes fontes existantes. Et à nouveau, donner un nom. De quel groupe fait partie tel fonte? Quelles sont ses caractéristiques (serif, ou sans, stress ou pas, roman, italique, etc.)? Pourquoi l’interaction entre deux fontes fonctionne ou pas? Bref, lire ce livre permet d’en savoir plus sur le design. Connaître certains principes de bases donnent une petite assurance et fait naître une envie de critiquer (bien ou mal) ce qu’on voit en y donnant un nom. On sait pourquoi ça marche et on se sens du coup davantage capable. Je ne peux donc que le conseiller à qui aimerait découvrir le design et acquérir une certaine base.
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L’arbre en question était un Yucca brevifolia ↩︎
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Fais pas la poule mouillée ↩︎
SCBCD je t'aurai!
C’est décidé. Cette année je passe la certification SCBCD autrement dit le développement de composants EJB. Passer une certification est un exercice que j’apprécie tant il pousse à faire le tour complet d’une technologie. En tout cas l’expérience faite avec les certifications SCJP et SCWCD ne m’ont pas déçu et m’ont permis d’être à l’aise et d’avoir le sentiment de maîtriser mon sujet. Je ne connais pas encore très bien les EJB, j’ai eu à maintenir une application qui en utilisaient mais cela reste un peu flou pour moi pour l’instant. Le moment est propice puisque je commence également un nouveau projet chez Merck Serono. Projet J2EE utilisant Seam, JSF et les EJB 3, je pourrai de ce fait directement mettre en pratique ce que j’apprends et apprendre de ma pratique. Passer une certification est anecdotique dans l’apprentissage d’une technologie mais c’est motivant. On a envie de bien réussir l’examen et de pouvoir ajouter une ligne à son cv n’est pas négligeable non plus même si ça ne fait pas tout.
Mon plan d’action
Pour y arriver dans un délai court je pense lire rapidement Mastering Enterprise JavaBeans 3.0, disponible gratuitement sur le net. Parallèlement, je souhaite exercer mes connaissances en utilisant pour se faire le serveur Glassfish, implémentation de référence de SUN. Je pense également passer en revue les specs (il y en a 3) et tester mes connaissances sur Javablackbelt. Avec ce beau planning j’espère passer cette certification d’ici septembre. J’espère vraiment y arriver, celà met de côté mes autres objectifs (SICP par exemple, arg!) mais bon c’est temporaire. Si certains certifiés passent par là, n’hésitez pas à donner vos conseils! Ressources:
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Les objectifs de la certifications: http://www.sun.com/training/catalog/courses/CX-310-091.xml
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FAQ de JavaRanch sur le sujet : http://faq.javaranch.com/java/ScbcdLinks#scbcd50
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Tutoriel de Sun : http://java.sun.com/javaee/5/docs/tutorial/doc/bncns.html
Nouveau venu dans la famille des podcasts sur Java
Il s’appelle Les Cast Codeurs Podcast et c’est le tout nouveau podcast à propos du monde Java. On y parle également des langages supportés par la machine virtuelle tels que Groovy mais on nous promet également Scala, Clojures, etc. Le point particulier? On y parle en français, sympa! Le but suivi est le suivant:
- discussion sur les nouvelles du monde Java avec vos hôtes habituels
- la sélection des outils de la semaine: un outil que l’on utilise au quotidien pour coder ou travailler
- Java, les mains dans le cambouis: une discussion détaillée sur un sujet peu connu des développeur
- l’interview: une interview d’un acteur Francophone (si possible) du monde Java
Je suis un habitué de Java Posse - la référence en la matière - mais après avoir écouté une bonne partie du 1er épisode je suis séduit. Il leur manque un générique qui tienne la route, peut-être aussi un poil plus d’humour mais saluons l’initiative! D’autant plus qu’avec des chroniqueurs comme Emmanuel Bernard, Antonio Goncalves, Guillaume Laforge et Vincent Masso on peut espérer un contenu de très haute qualité! N’hésitez pas à vous abonner au podcast en cliquant sur le lien ci-dessous et à faire passer le message!
Critique de livre: Alexandre - Le feu du ciel
Il regarda. Il n’avait pas une égratignure, il avait toujours eu un coup d’avance. Héphaistion lui parla et il lui répondit en souriant. Il touchait, resplendissant et calme, au sommet de son secret: la divine liberté de tuer la peur. La peur gisait morte à ses pieds.
Dans ce 1er tome de la trilogie, Mary Renault nous fait découvrir l’enfance d’Alexandre. Très proche de sa mère, Alexandre est un garçon vif, intelligent et très curieux… Ce petit bonhomme devient (très) vite adulte. Alors que déjà petit on découvre un Alexandre en avance sur les enfants de son âge, à seulement 12 ans il va “tuer son homme”! Ce nouveau statut va petit à petit l’éloigner de sa mère et rendre son père, Philippe de Macédoine, plus attentif à ses actes. On se rend compte toujours plus des qualités d’Alexandre: courage, détermination et intelligence. Pour qui aime l’Histoire, n’hésitez pas. Pour qui aime les bonnes histoires, n’hésitez pas! En effet, Mary Renault nous mène dans un genre agréable mêlant historique et roman avec un style très agréable, on se laisse emporter facilement. J’ai beaucoup aimé cette lecture et me réjouis des 2 prochains tomes (commandés cette semaine sur Amazon, youpi!)
Il est temps de se mettre à Scala
Addressing developers at the annual Web 2.0 Expo in San Francisco, California, Payne argued that Scala - not Ruby on Rails or PHP or Python - should be the language of choice for the modern web startup.
Selon Alex Payne, dévelopeur de Twitter, Scala serait donc LE langage de choix pour le dévelopement de services internet… Il faudrait vraiment que j’y jète un oeil. [Source: article theregister titré Twitter jilts Ruby for Scala]
Kathy Sierra : mon choix pour l'Ada Lovelace DAY
Sur une idée de Suw Charman-Anderson avec l’Ada Lovelace Day, voici l’opportunité de mettre en avant une personnalité, une femme dans le monde de la technologie. J’ai choisi Kathy Sierra.
L’informatique vit une époque extraordinaire. Il est possible aujourd’hui grâce à la révolution Internet d’en apprendre sur tout. Un accès illimité à une connaissance infinie. C’est merveilleux, j’adore.
Il y a un art de savoir et un art d’enseigner. Cicéron
D’un autre côté, celles et ceux ayant fait l’effort de se plonger dans les œuvres techniques en ligne ou littéraire auront été rebuté plus d’une fois face à la monotonie et l’ennui que procure la lecture d’un sujet technique… C’est là qu’intervient Kathy Sierra. Kathy Sierra, officiellement programmeuse dans l’industrie du jeu vidéo, m’a fait découvrir comment m’initier à un sujet technique en m’amusant. Avant de tomber sur sa série Head First, l’idée même de me plonger dans un bouquin technique me repoussait. Dorénavant, grâce à sa nouvelle manière de présenter les choses et de structurer le contenu un sujet de prime abord barbant devient réellement amusant. Mais, bien plus important, aide incroyablement à la mémorisation! Une façon attractive de présenter le sujet ajoutée à des exemples et des exercices sortant du commun, tout est fait pour aider le lecteur à être impliqué au maximum par ce qu’il lit. Ses recherches sur le cerveau et l’aspect cognitif auront certainement aidé au succès de cette série qu’elle a créée conjointement avec Bert Bates. Ce qui a été dit plus haut pourra d’ailleurs certainement s’appliquer au travail de son co-équipier, mais aujourd’hui c’est à une femme qu’il faut rendre honneur! Bref, grâce à leur travail, les bouquins techniques ne m’effraient plus, je plonge dedans sans appréhension. Au final on s’ammuse et c’est le plus important, tout devrait suivre la même philosophie! Apprendre en s’amusant c’est vraiment fun! Mais ce n’est pas tout, Kathy Sierra a également mis sur pied une communauté autour de Java sur le site JavaRanch. Ressource de qualité, des modérateurs sur le forum qui ont une grande connaissance dans le domaine du développement, décidément ce qu’elle met en place est synonyme de succès!
##Pourquoi Ada Lovelace
J’aurais bien aimé en dire plus sur Kathy, j’aurais pu en dire plus sur son blog, ses activités d’enseignement chez Sun ou encore les conférences qu’elle donne, mais je vous laisse découvrir tout ce qu’elle a pu faire: sa page Wikipédia référence tout. Pour savoir pourquoi avoir choisi Ada Lovelace comme figure d’honneur je vous laisse consulter la description de cette idée originale. Allez Mesdames, n’ayez pas peur de vous jeter à l’eau et de rentrer dans le cadre de ce monde de machos!
Javascript "The Good Parts" en vidéo
Javascript étant l’un des langages les plus utilisés mais en même temps les moins bien compris, les conseils d’un expert sont toujours très utiles. Je l’utilise moi-même beaucoup depuis un an maintenant chez Merck Serono. Le problème avec ce langage (qui parraît être un avantage au départ) étant que très rapidement on arrive avoir un résultat. Javascript ne fait que très peu de vérifications sur le code et ne retournera que rarement une erreur. Donc au final, on est content d’avoir pu produire rapidement un code fonctionnel mais l’objectif d’un bon développeur ne devrait-il pas être de livrer un code clair, maintenable et performant? Sans aller très loin, voici une liste des choses à savoir sur Javascript:
- Déclarer toutes les variables avec le mot-clé var. L’omission du mot- clé créera une variable globale et ce quelque soit l’emplacement de la déclaration:
function(){
text = 'hello world'; //variable globale!
return text;
}
A éviter comme la peste. Une variable globale déclarée dans une fonction écrasant une autre variable légitimement globale (définie par exemple dans une librairie externe) sera un pur cauchemard à débugger! Sans parler des attaques XSS dont fait mention Doug dans sa présentation.1
-
Vérifier une condition uniquement avec un triple opérateur. C’est-à-dire === ou !=== . Oui parce qu’en fait en Javascript : 0 == ’’ donne false mais ’’ == 0 donne true! A ce qu’en dit Doug, des règles régissent ce comportement. On va pas chercher à comprendre ces règles: utilisez toujours === ou !=== pour les conditions d’égalité!
-
Le style n’est pas qu’une affaire de goût. Avec les deux codes suivants:
return
{
content: [1,2,3];
}
return{
content: [1,2,3];
}
On peut penser que ce n’est qu’une affaire de goût. Bien nous en garde! Dans le premier cas, Javascript ajoute un point-virgule après le return et ne lance aucune erreur!
3 points à garder à l’esprit lors de développements Javascript mais en visionnant la vidéo on en découvre d’autres et certainement qu’en lisant le bouquin on va encore plus loin. Une fois de plus, Doug Crockford concocte ici une vidéo fort intéressante. Bon visionnage!
Critique de livre: Le Prince de Machiavel
Faisant partie des 110 oeuvres à lire, ce livre est typiquement le genre d’écrit que je n’aurais pas abordé si on ne me l’avait pas recommandé.
Mon ressenti est mitigé. Mais tout d’abord je tiens à relever quelque chose qui me fascine: la capacité de certains d’analyser et d’abstraires des règles (pas forcément juste j’en conviens) de l’Histoire… Parce qu’a fait Machiavel ici c’est une grande synthèse de la vie de plusieurs hauts personnages tels que Moïse, Cyrus, Marc Aurèle et j’en passe. Et de ressortir un ensemble de 26 chapitres exposant des principes politiques qui - il me semble - s’appliquent encore à ce jour; moi je dis bravo! En ce sens, Machiavel, entre pour moi dans la catégorie des sages (un Merlin quoi ;). D’un autre côté, c’est une œuvre qui parle de politique. Et moi la politique j’ai de la peine à bien la digérer. Cette envie absolue d’avoir du pouvoir sur les autres, de se montrer bon, juste, digne et fort (très accentué par Machiavel) ont tendances à me repousser. Pour résumer, si je m’incline devant le génie de l’auteur, je dirais que le contenu ne me rassure pas quant à la nature humaine malheureusement. J’ai tout de même pris du plaisir à lire ce livre dont voici deux passages qui m’ont particulièrement plu:
Mais quant à l’exercice de l’esprit, le prince doit lire les histoires et considérer en celles-ci les actions des hommes excellents, voir comment ils se sont gouvernés dans les guerres, examiner les causes de leurs victoires et de leurs défaites, pour pouvoir fuir celles-ci et imiter celles-là; et surtout faire comme a fait, dans le passé, quelque homme excellent qui a pris en imitation un homme qui, avant lui, a été loué et glorifié, et e celui-ci a toujours tenu auprès de lui les gestes et les actions, comme on dit qu’Alexandre le Grand imitait Achille, Césrar, Alexandre, Scipion, Cyrus.
J’adhère à cette idée d’apprendre de nos pères, bien que dans le contexte de cette citation, Machiavel lui l’applique à un capital de savoir à acquérir en temps de paix pour mieux s’en servir en temps d’adversité; ce qui en fait un but un poil trop belliqueux pour moi… Passons au deuxième passage que j’ai choisi:
Je conclus donc que, la fortune et les temps variant et les hommes demeurant obstinés dans leurs manières, ils sont heureux tandis qu’ils s’accordent ensemble et malheureux, quand ils sont en désaccord. Je juge en revanche ceci, qu’il est meilleur d’être impétueux que circonspect, parce que la fortune est femme et il est nécessaire de la battre et de l’affronter, quand on veut la soumettre.
Ce passage m’a bien fait rire. Je trouve qu’il met bien en avant le côté macho italien! Enfin bon, la chance ça se provoque comme on dit et une fois de plus j’y adhère. Trop facile de dire que nos vies sont dirigées par le destin, ça ne marche pas pour moi. Machiavel défend très bien cette idée dans le chapitre 25 d’où est tiré la dernière citation. Bref, Le Prince de Machiavel, une oeuvre majeure ayant fait couler beaucoup d’encre mérite certainement d’être lue mais vous demandera une certaine persévérance si, comme moi, la politique ne vous passionne pas.
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